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Visuel-Vox une longue expérience du télétravail

Visuel-Vox télétravaille depuis des années

Vendredi 05 Juin 2020 14:37     Laura

Le télétravail est le nouveau mode d’entreprise à la mode. Et pour cause, après les Restez chez vous, stay home, quedate en casa, etc., il y a même le hashtag #restecheztoi, #stayhome, etc. Autrement dit, restez chez vous si vous ne voulez pas assumer la responsabilité de mettre en danger la vie d’autrui (Ah ! qu’en termes galants, ces choses-là sont mises !).

Toujours est-il que nous avons été assignés à nous mettre en télétravail. Et si en 2017 il y avait 3 % de télétravailleurs, il y en a eu 34 % en 2020. Mais ces chiffres sont faibles, car ils prennent en compte tous les métiers (dont les livreurs, les éboueurs, les chauffeurs de bus, etc.). 61 % des cadres ont télétravaillé en 2020. Le phénomène doit donc être analysé, car le télétravail, ce n’est pas seulement rester chez soi, comme semble l’indiquer un slogan racoleur, mais racoleur.

Chez soi : mal au dos

À part pour ceux qui ont conçu leur chez eux, ou une partie de leur chez eux comme un bureau, chez soi, ce n’est pas un bureau. Le réseau Anact-Aract (Agence nationale et régionale pour les améliorations des conditions de travail) en 2020 a étudié le phénomène et a remarqué que 89 % des répondants de l’enquête affirment avoir eu des douleurs dorsales pendant le confinement et que pour 25 % la période du confinement a augmenté les maux.

C’est que le télétravail ne s’improvise pas, et s’il a été installé en mode dégradé pendant l’année 2020, il faut peut-être repenser le télétravail. Car si certains se plaignent de douleurs dorsales dues au positionnement sur le poste de travail, le télétravail a des conséquences bien plus lourdes, avec en premier lieu l’isolement. Pourtant l’enquête indique que 77 % des répondants reconnaissent que leurs activités ont été adaptées. Les managers ont appris à encadrer à distance, à soutenir leurs collègues, à gérer les dysfonctionnements informatiques, etc. D’où une surcharge de travail.

Le Code du travail en son article L1222-9, définit le télétravail comme une forme d’organisation du travail dans laquelle un travail qui aurait également pu être exécuté dans les locaux de l’employeur, est effectué par un salarié hors de ces locaux de façon volontaire, en utilisant les technologies de l’information et de la communication.
Certes. Et bien sûr, on nous explique qu’il faut préférer un espace isolé, calme, éloigné des distractions ainsi que de la cuisine, qu’il faut choisir un espace de travail bénéficiant d’un éclairage naturel et d’appoint satisfaisant. On nous enjoint de différencier temps travail et temps personnel en définissant précisément vos horaires de travail et les respecter, de définir les tâches à réaliser et les objectifs à atteindre pour la journée de travail, et même de faire des pauses de 10 minutes toutes les 2h et de s’étirer comme quand on prend la route des vacances l’été. Au fait, on s’habille comment en télétravail ?

On découvre le télétravail en 2020, alors qu’il existe depuis 1950. Le mathématicien Norbert Wiener, raconte l’expérience d’un architecte qui supervisait à distance la construction d’un immeuble aux États-Unis grâce à un système de transmission de données. En tant que père fondateur de la cybernétique, il était aux premières loges.
Mais aux États-Unis, le télétravail est bien plus développé. Selon Regus, 85 % des sociétés américaines proposent cette option. C’est que les Américains n’ont pas la même défiance des chefs d’entreprises que les Français et ceux-là n’ont pas besoin d’avoir leurs employés sous les yeux pour savoir qu’ils travaillent. Une étude d’Odexa a montré que c’est le manque de confiance des managers qui est le principal frein au télétravail.

Le mal de dos qui est ressenti est certainement réel, mais, dirait Lacan, si les gens en ont plein le dos, ce n’est peut-être pas de trop travailler, mais de ne pas travailler. Chez Visuel-Vox le télétravail est au cœur de son organisation, et ce depuis le début de la société, pas depuis les confinements.

Visuel-Vox a tout de suite privilégié le fait que ses collaborateurs travaillent à leur rythme, qu’ils puissent choisir autant que faire se peut leurs heures de travail. Cela s’est tout de suite vu pour ceux qui ont des enfants en bas âge, ou qui préfèrent travailler tard le soir, parce qu’ils ne sont pas du matin. Cela permet aussi de vivre dans sa région, ou de ne pas perdre des heures interminables dans des transports en commun inconfortables, fatigants, souvent sales et en retard, et l’on ne parle pas des périodes de grèves. Quant aux heures perdues dans les embouteillages, en 2019 les Franciliens auraient perdu 163 heures dans les bouchons. Ça fait combien de semaines de travail, ça ?

Le télétravail, quand il est bien pensé, c’est un atout. Mais cela s’organise. Aujourd’hui, les outils de télétravail sont nombreux et efficaces (Teams, Skype, Zoom, Webex, BlueJeans, etc.), et tout le monde sait les utiliser. Ces outils ne font pas que de la vidéo-conférence. Ils en font bien plus. S’organiser, communiquer, se réunir à distance, maintenant c’est facile. Enregistrer une réunion, en faire la prise de notes est souvent plus facile en télétravail qu’en présentiel, pour peu que les règles de bienséance soient respectées. Pourquoi s’en priver ?